Le 5 mai, nous célébrons la journée internationale des sages-femmes. A cette occasion, nous vous proposons de faire un zoom sur ce métier et ses missions.
1. Les sages-femmes peuvent assurer le suivi gynécologique
En effet, les sages-femmes peuvent assurer le suivi gynécologique des femmes en bonne santé tout au long de leur vie. Ainsi, l’ensemble des actes nécessaires au suivi des situations non pathologiques et au dépistage des situations pathologiques, peut être réalisé par un·e sage-femme (frottis cervico-vaginal de dépistage, bilans biologiques, dépistages IST…).
2. Les sages-femmes peuvent informer, prescrire et assurer le suivi des différents moyens de contraception
Les sages-femmes peuvent vous accompagner dans le choix de votre contraception quel qu’il soit. Elles peuvent ensuite vous prescrire le dispositif choisi (y compris les contraceptifs d’urgence) et en effectuer le suivi. Selon la contraception choisie, elles en assurent la pose/le retrait (diaphragme, cape, implant, stérilet).
Les jeunes femmes mineures peuvent bénéficier d’une consultation afin d’évoquer les sujets de la contraception ou de la sexualité. Cette dernière est totalement prise en charge par l’assurance maladie et peut être anonymisée (nous avons d’ailleurs consacré un article à ce sujet).
3. Les sages-femmes peuvent vacciner
Les sages-femmes peuvent vacciner les nouveau-nés (BCG, hépatite B) mais aussi les femmes ainsi que les personnes de l’entourage proche de l’enfant ou de la femme enceinte. Les vaccins concernés pour les adultes sont les suivants : DTP, ROR, coqueluche, grippe, hépatite B, HPV, et méningocoque C.
Depuis le 5 mars 2021, les sages-femmes sont également habilité·es à vacciner contre le covid-19.
4. Les sages-femmes peuvent pratiquer des IVG médicamenteuses
Afin de faciliter l’accès à l’interruption volontaire de grossesse, notamment en ville, les sages-femmes peuvent depuis 2016 pratiquer l’IVG médicamenteuse. Dans ce cadre, les jeunes femmes mineures ne pouvant ou ne souhaitant pas recueillir le consentement parental peuvent, comme pour les consultations de prévention (point 1), bénéficier de la gratuité des soins et de l’anonymat.
5. Les sages-femmes peuvent prescrire des substituts nicotiniques
Également depuis 2016, les sages-femmes peuvent assurer des consultations en tabacologie et prescrire des substituts nicotiniques aux femmes enceintes et à leur entourage jusqu’au terme de la période postnatale.
Bonus
Vous êtes-vous déjà demandé d’où venait le mot « sage-femme » ? Et pourquoi lorsqu’on est un homme sage-femme on ne dit pas un « sage-homme » ? Et bien c’est tout simplement parce que la « femme » dans « sage-femme » désigne la femme parturiente, la femme qui accouche ! Ainsi la ou le sage-femme est la personne qui a la connaissance (sage) de la femme !
Sources et éléments complémentaires :
- Le site de l’ordre des sages-femmes
- La fiche du métier de sage-femme sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé
- Depuis le 14 avril 2021, les femmes enceintes peuvent désormais déclarer une sage-femme référente le temps de leur grossesse, au même titre que le médecin traitant. Ce, afin de renforcer la coordination des soins en lien avec le médecin, pendant et après la grossesse.